Il a accosté sur le rivage un matin. On m'avait prévenue depuis un bout de temps déjà... "Tu verras, tu l'aimeras ! ". J'étais petite et bien trop frêle. Jamais je n'avais pensé ouvrir mes ailes. J'étais petite, il était grand... Ce matin là il à entrouvert leslèvres devant moi. Ses quelques boucles se modelaient au vent. Son parfum venait tendrement carresser mes narines et faisait s'élèver en moi une montagne de frissons. Je me croyais princesse, je me revois le scruter, le yeuter, l'admirer des jours entiers. Je me revois l'attendre chaque soir. Guetter consciensieusement son arrivée sur le net. Arriviste ! Personne ne m'a concerté, personne ne m'a demandé quel genre d'homme j'aurai voulu aimer. J'ai longtemps résister, repousser, j'ai tenté d'oublier... cette première foi, ce premier baiser. Curieusement je ne m'en rappelle pas. C'était comme ca , juste comme ca. Je ne savais pas. Il était un peu le premier, lepremier à me demander, à m'appeller. J'aiessayé croyez moi ! Des années entières, j'ai repoussé l'échéance. "Juste un baiser alors... " Il en riait de ces soirées d'été ou je m'éfforcais de lui dire "Demain c'est fini ! " Il en riait, ca l'amusait. Il à apprit à aimer le fait de n'être qu'un amour de vacance, qu'un passage de ma vie. Plus le temps passait et plus il appréciait. Nos contacts étaient bien rares, brefs, et monotones. Chaque hiver il me donnait rendez vous en juillet pour un nouveau départ. J'ai bien cru que c'était terminé... Elle était là, avec lui sous mes yeux. J'ai bien cru avoir oublié. J'aurai pensé la détester, la hair. J'aurai pensé pleuré, m'enfermer, écrire ! Et rien ! Rien ! J'étais heureuse, enjouée de leur histoires qu'ils piétinaient chacun leur tour. J'étais heureuse, amusée de l'entendre me dire qu'il était amoureu. Et rien ! Rien d'autre. Rien qui me fasse regretter cet été ! Elle se plaisait à me lire ces longs textes qu'elles avait écrit pour lui, ces soirées ou elle s'était imaginé avec lui... Et moi toujours rien ! Arriviste,il est revenu ce soir là. J'étais posée, affalée. Dégoutée d'une histoire qui me passait entre les doigts. Je l'avais oublié, délaissée quelque temps, quelques été. Je l'avais classé en bon moments. J'avais oublié ces petits frissons que me procurait son odeur. J'avais oublier ses mains qui me cabrait le dos dés leur touché. J'avais oublié ses yeux, son torse, son gout. J'avaispresque oublié son détestable sens de l'humour ! J'avais fini par oublier l'éclat de son rire et la chaleur de ses lèvres. Arriviste ! Chaque matin je ne fais que de me rapprocher un peu plus de ses délicieuses saveurs.