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Je suis pressée ce soir, impatiente, stressée. Je vois trop loin, j'ai pourtant l'impression de rester réaliste et de dénigrer toujours plus cette utopique utopie. Je vois trop haut et j'ai pourtant la sensation de stagner, de regraisser dans cette image que je me suis donné. C'est que... je ne veux pas être madame tout le monde et je le suis. Je ne veux pas laisser mon nom en suspend jusqu'à l'heure de ma mort. Je ne veux pas le voir simplement à un Jour J dans un calendrier de nimporte quelle année. Je ne veux pas vivre de ces vie métro-boulot-dodo. Me lever tranquillement avec un air de Fun radio dans les oreilles. Boire mon café, prendre ma douche et partir à la dactylo dans un bureau déprimant. Rentrer le soir même après avoir passé le quart de ma journée chez Delhaize, Carrefour, Aldi... Selon la paye du mois. Je ne veux pas me préparer une assiette de pattes et finir ma soirée en astiquant les deux casseroles de mon véritable festin. Je ne veux pas d'une vie bien rangée, ordinaire, ordinale. Je suis née avec cette énorme différence... l'envie d'être différente. 6 ans et la radio parle d'un New York nouveau. C'est l'illumination. Je me lève, cours et heurte chaque parcelle, chaque recoin de l'escalier. "Mam, quand est ce qu'on part à New York..." Je crois qu'elle n'a jamais compris. 7 ans, j'apprends l'inexistance du père Noêl, je continue pourtant bel et bien à scruter chaque recoin du ciel en espérant le croiser du regard. Je lui avais pourtant toujours demandé un tour du monde dans son chariot ! 8 ans et j'écris des mots que personne ne sait lire, je corrige déjà les quelques fautes d'orthographe de mon frère et lui apprend tant bien que mal à poser un nom sur ses crayons de couleur. J'écris mes premiers textes sans vraiment savoir de quoi je parle. Je commence à les lire, à les poster dans tout le quartier. Et quand vraiment je n'ai rien à dire je dessine, je fais des plans, des nimporte quoi que je vens 100 francs aux voisins. Quand je n'ai rien à faire, j'arrache les muguets de la voisine pour aller lui les revendre une heure plus tard. Tous les gens parlent de moi... de mon air nonchalant, narquois, de mon sourire mesquin. Tous les gens la mettent en garde. J'ai déjà ce regard bavard et ces ruses interminables. J'ai déjà cette fausseté, cet air angélique et cette poussée d'ailes dans le dos. Ils savaient déjà tous que je finirai par vouloir voler.
Pourquoi est ce qu'ils éssayent toujours de me mettre en cage ?
Marine.
Je suis toujours la seule à vouloir partir, mais ****** aucun d'mes potes n'a jamais été d'la partie
Le 22 octobre 2007.. |
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| Le 1er novembre 2007..
22:53 - 23/10/2007 -
Commentaire sans titre
Bonsoir toi ! Continue tes textes, ils sont beaux.
continesendirect - 20:33 - 26/10/2007
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