|
J'aime ces gens, sans qui surement...
Je crois que j'ai oublié de remercier pas mal de monde ces dernières années. Juin 99, cette mère de famille me tend la main. Elle le sait, comme ca fait mal le vivre sans lui, comme ca fai mal de rire sans lui. elle le sait tellement bien. Ses mots me touchent, sa gentillesse me frappe de plein fouet. Son acceuil est royal. Son mari parle peu, au début j'ai quelques craintes, cette peur de déranger, de boulverser une famille si bien organisée. J'ai peur de poser un froid. Bisarrement, je connais l'aise pour la toute première foi de ma vie. Ce père, cette mère et leurs deux filles me rappellent tellement bien ce que jai perdu il y a encore si peu de temps. Je me plais à revivre mes moments à travers les leurs. D'une façon ou d'une autre, ces personnes resteront le levier qui m'a relevé. C'est vrai, je ne suis pas bavarde, je ne suis pas le genre de fille à envoyer des texto pour leur donner de mes nouvelles. Je suis restée dans l'ombre quelques temps, je n'avais plus le bon jeu, plus les bonnes phrases. J'étais perdue, noyée. Comment leur dire merci avant aujourd'hui ? A quoi bon ! Je ne m'en étais pas sortie, j'étais toujours ausi frêle, toujours aussi nostalgique, incrédule. Comment auraient ils pu se rendre compte de leur victoire face à une victime ? aujourd'hui je refais surface, j'ai les cartes en main et les bonnes ! Ma vie est parfaite je le sais. Je ne peux jamais tourner le dos, baisser les bras. Je suis sans arrêt sur le champ de bataille, au combat. Les armes en mains ! C'est vrai... Mais je gagne tellement bien, tellement vite par rapport à avant que c'est une grosse victoire. Je gagne là ou tous les autres ont échoué. Et d'une façon ou d'une autre, cette seconde famille est le pont qui m'a porté sur l'autre rive, la rive des battants !
Il fallait que je les remercie !
J'aime ces gens, sans qui surement...
Marine.
Le 26 octobre 2007.. |
Page d'accueil
| Le 1er novembre 2007..
13:02 - 27/10/2007 -
|