Il a fallu à John Rockefeller un demi-siècle de vie maladive,
d’agitation, de misères et de naufrages
pour découvrir les secrets de base
d’une vie réelle et heureuse.
Il avait tout sacrifié à la réussite :
son bonheur aussi bien que sa santé,
mais personne ne l’aimait.
Détesté de tous, à 53 ans,
dans une nuit d’insomnie,
il fit la saisissante découverte
qu’en passant dans l’autre monde,
il ne pourrait emporter de sa fortune
la moindre petite pièce
et que l’argent n’est pas quelque chose
qu’on accumule
mais qu’on partage pour le bien d’autrui.
Dès le matin,
il le transforma en bienfaits
en soutenant des causes qui en étaient dignes.
Il déversa des centaines de millions de dollars
sur les universités, les hôpitaux, les œuvres missionnaires
pour des millions de personnes dans le besoin
et il jouit en retour de la reconnaissance
de ceux qu’il aida.
Un courant de santé revint en lui ;
il retrouva le sommeil,
l’appétit et c’est seulement à 98 ans,
lui, l’homme condamné à brève échéance,
qu’il quitta ce monde.