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Sur la piste rouge

Hau Kola !

 

21/12/2008

Welcome!






Bonne journée !

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Come Together

 

28/8/2008


Come Together

Rassemblons Nous

Tout notre sang vient du cœur
Et trace le cercle sacré de notre vie
Tous les membres de notre famille sont réunis
Pour construire le cercle sacré de notre bonheur

L’homme Cherokee avait erré partout sur la terre
Et enfin, il était retourné à  "Tsalagi Ayeli"
Le cœur de la Nation Cherokee
Là où sont nos traditions, où luit notre lumière

Même si nous sommes éloignés, si la vie nous sépare
Notre sang est toujours du même rouge
Nos bras restent ouverts à tous ceux qui bougent
Leurs errances n’est jamais un vrai départ

Travaillons ensemble pour notre bien commun,
Agissons, ne nous contentons pas de paroles
Agrandissons le cercle, chacun à son rôle
Dans le nid que nous avons bâti de nos mains

La vie est trop courte et trop dure pour être amère
Rions dans la nuit et sourions avec le soleil
Chantons merci au Grand Esprit qui vit dans le ciel
"Wado" merci Grand Père pour nous avoir donné cette Terre

 D’après le texte de Chef Dragonfly - Come Together



Bonne journée !

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Personnality Killing

 

26/8/2008


Personnality Killing

La destruction de la personnalité comme principe d’éducation

Dans le cadre de la “politique d’éducation forcée” des jeunes Indiens entreprise par le gouvernement américain au travers du Bureau des Affaires Indiennes ainsi que par les autorités canadiennes à partir de 1880 pour les "intégrer" dans la société, une des premières mesures appliquées consistait à détruire toute référence aux racines et à la culture indienne. Pour cela, les responsables des pensionnats obligatoires pour les jeunes indiens de 4 à 16 ans utilisaient tous les moyens à leur disposition. lavage de cerveau, coercition, punitions en tous genres.
L’histoire et les épreuves subies par une jeune Indienne de la tribu des Saulteaux au Canada, qui fut transférée de force à l’école catholique de St Philip est de ce point de vue particulièrement édifiante.
En vertu d’un règlement édicté en 1896, il était interdit aux écoliers de parler leur langue. Ils ne devaient s’exprimer qu’en anglais ou français selon la région.
Cette jeune fille qui avait été élevée dans le respect des anciens, de leurs paroles et de leurs croyances, mais aussi dans le respect et la tolérance à l’égard des autres cultures et religions, en particulier de celles des "blancs " fut totalement détruite dés ses premiers jours au sein de l’institution.
D’abord ses  grands cheveux tressés furent coupés à raz puis badigeonnés avec de l’extrait de charbon, ses vêtements furent détruits et remplacés par un uniforme. Très vite, elle fut prévenue par une camarade de la même tribu qu’elle ne devait parler qu’en anglais et qu’elle serait punie si elle parlait leur langue commune. Elle ne connaissait aucun mot d’anglais et elle était si effrayée que pendant une très longue période, elle ne parla plus.
Malheureusement, un jour, par réflexe, elle répondit à une amie dans sa langue Saulteaux, elle fut prise et punie sévèrement. Elle dut restée agenouillée et ligotée dans un coin de la classe. Ce qui fut le plus terrible pour cette petite fille fut le dénigrement permanent et total des modes de vie de sa famille.
On lui avait appris à croire en un seul Dieu, le Créateur, et à respecter les croyances et les rites religieux des "blancs" dans la mesure où ce n’était qu’une façon différente de croire au même Dieu. Mais à l’école on lui dit que sa langue et sa religion appartenaient au diable et que ses parents et grands parents ne faisaient que donner leur âme au diable. Tout ce qu’elle avait appris n’était qu’horreur et destiné à servir le diable.
Après plusieurs mois de ce lavage de cerveau, elle devint honteuse d’être indienne. Très vite elle se mit non seulement à haïr ses professeurs, mais à se détester elle-même ainsi que sa race.
Lorsqu’elle sortit de l’école, elle avait subit une telle destruction qu’elle fut incapable de vivre, sombrant dans l’alcoolisme et se détruisant physiquement au bout de quelques années.

Traduction d'un extraitdu livre de Ward Churchill
Kill the Indian, Save the Man



Bonne journée !

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American Indian Residential School

 

24/8/2008


Homesickness

Kill the Indian, Save the Man ou les pensionnats spécialisés pour Indiens

"Tuer l’Indien, Sauver l’Homme", cette phrase aurait pu être écrite au fronton des  établissements spécialisés pour l’éducation des jeunes Indiens, qui se sont développés à partir de la fin du XIX° siècle en Amérique du Nord.
C’est la période, où les autorités américaines estiment que la population amérindienne ayant été réduite par les maladies, les privations et les guerres à un niveau assimilable, il convient désormais de passer d’une attitude d’annihilation à une démarche d’assimilation des  quelques 5% d’indiens qui ont pu survivre à la destruction.
Cette "politique de paix", initiée par le Président Grant au lendemain de Guerre de Sécession, associe deux visions apparemment contradictoires :
- la volonté des plus libéraux, se dénommant eux-mêmes les amis des Indiens, d’aider les populations restantes  et plus spécialement les enfants à s’intégrer à la société américaine, notamment par l’éducation,
-la détermination des conservateurs à prendre rapidement possession des terres restées encore aux tribus indiennes.
Et pourtant ces visions se rejoignent car, par une série d’actes et de législations dites "progressistes", ce qui perdurait de la civilisation des premiers habitants des Etats-Unis va être pratiquement annihilé sans que pour autant ils bénéficient en contrepartie des avantages annoncés:
-le partage des terres tribales imposée en faveur des indiens pour les faire devenir fermiers individuels se traduit en fait par la perte des 2/3 des terres indiennes,
-l’imposition de la citoyenneté américaine en 1887 a pour effet, en fait, de supprimer tous les traité passés entre les nations indiennes et les gouvernements américains et d’imposer une loi criminelle contre les indiens extrêmement sévère.
Dans ce contexte, l’établissement de pensionnats indiens, loin de favoriser l’intégration des jeunes indiens, va entraîner un quasi-génocide culturel et physique de quatre générations d’Amérindiens.
Les conférences de "Lake Mohonk" ont défini les trois principes fondateurs de ces écoles et de leur "enseignement" :
-il est nécessaire d’inculquer l’individualisme chez les Indiens,
-pour cela il est nécessaire de supprimer chez les jeunes indiens toute culture ou tradition ancestrale et de la remplacer par les croyances et modes de vie occidentaux,
-ainsi les indiens seront intégrés à la société, mais à leur place, c'est-à-dire comme servant, ouvrier ou employé de ferme, les écoles ne dispensant qu’une formation pratique.
L’application concrète de ces principes s’est traduite par ce que certains auteurs ont qualifié de véritable génocide organisé avec le soutien des pouvoirs publics et les autorités religieuses, le plus souvent propriétaires de ces écoles. 
Les enfants étaient arrachés très jeunes à leur communauté, à partir de 4ans, et emmenés de force, souvent menottés, dans des pensionnats à plusieurs centaines de kilomètres de leur foyer.
Là, ils étaient enfermés plus de 10 ans, subissaient un véritable lavage de cerveau ainsi qu’une discipline militaire, et recevaient une "formation pratique" sur le tas, puisque ces écoles devaient s’autofinancer grâce au travail des enfants.
De fait, il s’agissait plus d’un esclavage puisque des enfants à partir de 5 ans étaient affectés aux travaux des champs, des forêts etc…
Mais le pire était dans la façon, avec laquelle étaient gérés ces pensionnats, les personnels recrutés étant le plus souvent non seulement totalement incompétents mais aussi sadiques, pédophiles ou racistes.
Les enfants subissaient pour la plupart des abus sexuels et  étaient torturés de manière inhumaine. Très mal nourris, soumis en permanence à des punitions corporelles et basées sur des privations, ils vivaient dans des conditions épouvantables favorisant les maladies comme la tuberculose.
On estime que 50%  des enfants affectés de force dans ces "écoles" sont morts sur place de maladies, de mauvais traitements, de malnutrition et même de suicides.
Les photos officielles des enfants de ces institutions, qui existent aujourd’hui, n’étaient destinées à l’époque qu’à cacher l’effroyable réalité et  à donner bonne conscience aux élites et aux autorités religieuses, soutenant cette politique d’acculturation.
Les enfants qui s’en sortaient (environ 50% de la population concernée), avaient subi de tels traumatismes physiques et psychiques, qu’ils leur étaient pratiquement impossible de vivre une vie normale ensuite.
Cela explique pour une grande part le développement endémique de l’alcoolisme chez les indiens au court du XX° siècle, te taux des suicides, la violence au quotidien ainsi que la croissance de certaines maladies les affectant.

Article rédigé d’après le livre de Ward Churchill
Kill the Indian, Save the Man
Les conséquences génocidaires des pensionnats réservés aux amérindiens



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Voyage dans la culture amérindienne...




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