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Leçon 4:Le don de prophétie et l'Église du reste

  : Ajouté le 20/1/2009 à 09:21

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Leçon 4-Le don de prophétie et l'Église du reste

Du 17 au 23 janvier 2009

 

Etude de la semaine : AP 12; 14.1-12.

Verset à mémoriser : " En colère contre la femme, le dragon s'en alla faire la guerre au reste de sa descendance, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui portent le témoignage de Jésus. (AP 12.17)


Questions clefs : Que représentent les symboles d'AP 12? Quels événements historiques peuvent être considérés comme l'accomplissement de ce chapitre? Que signifient les expressions : " le témoignage de Jésus " et " l'esprit de prophétie "?


La notion de " reste " apparait pour la première fois à propos de Noé et de sa famille (Gn 7.23), puis on la retrouve au cours de l'histoire d'Israël. L'apôtre Paul mentionne, lui aussi, un " reste ", composé à son époque de Juifs ayant accepté Jésus et qui est devenu, par la suite, le noyau de l'Église chrétienne primitive. Dans le livre de l'Apocalypse, il est parle du reste de l'Église de Thyatire (AP 2.24) et de Sardes (AP 3.4), mais également d'un reste évoqué plus particulièrement au chapitre 12 et qui fera l'objet de notre étude de cette semaine.


Le reste fidèle de Dieu n'a pas toujours été visible. En effet, Dieu a eu de tout temps des fidèles dans les différentes religions, d'où l'appel: " Sortez du milieu d'elle [Babylone], mon peuple (Ap 18.4), mais l'Apocalypse donne une description particulière de ceux qui appartiennent au reste fidèle à Dieu dans les derniers temps.

 

La leçon de Dimanche

 

Le bien contre le mal : Acte 1


Lisez AP 12.1-6. Que se passe-t-il ici ?


Le texte d'AP 12 présente le grand conflit cosmique entre le Christ et Satan sous une forme symbolique, et il décrit son déroulement depuis l'époque du Christ jusqu'aux temps de la fin. Au verset 1er, Jean a une vision éblouissante - une femme enceinte " vêtue du soleil, qui avait la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête. " Cette apparition est pour lui comme " un grand signe ", Ce qui veut dire que cette femme n'est pas seulement une femme : elle symbolise l'Église ou le peuple fidèle de Dieu. Voir Es 54, 5,6; 2 Co 11.2. Son aspect rayonnant fait penser à Jésus, le Soleil de justice (MI 3.20 ; AP 1.16).


D'après AP 12.6, pour échapper au dragon, la femme fuit au désert, où Dieu prend soin d'elle pendant mille deux cent soixante jours. De quoi est-il question ici, et que symbolisent les mille deux cent soixante jours? Dn 7.25;AP 12.14 ; 13.5.


Jusqu'au XIX siècle, la plupart de ceux qui étudiaient la prophétie utilisaient le principe d' "un jour égal un an ". C'est pourquoi ils pensaient que les mille deux cent soixante jours se référaient à la période de persécution de l'Église à partir du Moyen Age et durant une période de mille deux cent soixante ans.


Non sans raison, car, premièrement, si les symboles qui apparaissent dans tout ce passage ne devaient pas être pris dans leur sens littéral, pourquoi l'élément temps devrait-il l'être?


Deuxièmement, les diverses expressions utilisées dans Daniel et l'Apocalypse pour traduire la durée " un temps, des temps et la moitié d'un temps " (Dn 7.25; 12.7; AP, 12,14), " quarante-deux mois " (AP 11.2; 13.5) et " mille deux cent soixante jours " (AP 11.3; 12.6,) - ne correspondent pas à la façon habituelle d'exprimer une durée littérale de trois ans et demi. Voir Lc 4.25; Jc 5.17. Pour ces raisons, et d'autres encore, les adventistes du septième jour croient, contrairement à la plupart des chrétiens actuellement - qui situent, eux, la période de persécution entre 168 et 165 avant Jésus-Christ, c'est- à -dire à l'époque où Antiochus Epiphane, monarque syrien, a mis fin, pendant environ trois ans aux sacrifices du temple de Jérusalem - que les mille deux cent soixante jours équivalent à mille deux cent soixante ans et font référence à la période de suprématie papale, depuis le VIe siècle jusqu'à la fin du XVIIe.

Quels symboles sont couramment utilisés clans votre société ou dans votre culture? Dans quel but? Quel est leur avantage (et leur désavantage)?

Faites-vous usage de symboles dans votre vie quotidienne? Expliquez en ligne.

 

La leçon de Lundi

 

Le bien contre le mal : Acte 2


Au milieu du récit arrive la parenthèse d'AP 12.7-12, qui évoque la révolte de Satan au ciel et son bannissement sur la terre. Le texte nous donne un aperçu des origines du grand conflit qui a bouleversé l'univers. Les allées et retours entre le ciel et la terre montrent à quel point ce qui se passe dans l'un a un profond impact sur ce qui se passe dans l'autre. Nous sommes réellement au cœur d'un combat cosmique!

Le texte d'AP 12.13-17, reprenant le récit interrompu an verset 6, décrit en termes symboliques la persécution de l'Église chrétienne, d'abord par l'Empire romain, puis par l'Église romaine apostate. Que représentent les symboles utilisés ici?


Dans ces versets, on voit " de l'eau, comme un fleuve ", symbole des armées persécutrices envoyées contre le peuple de Dieu (Jr 46.7-8; 47.2; Dn 9.26). De son côté, AP 12.16 évoque une terre qui porte secours à l'Église persécutée. C'est en 1620, en effet, que les " Pères pèlerins ", fuyant la persécution en Europe, sont arrivés sur le continent américain. Sur cette terre découverte récemment, ils ont trouvé un refuge où les troupes des puissances européennes ne pouvaient les atteindre. Ainsi, de façon symbolique, ce continent nouveau a " englouti " les armées persécutrices.
AP 12.17 évoque la période qui suit les mille deux cent soixante jours (qui se sont terminés à la fin d XVIIIe siècle). Satan, voyant qu'il ne réussit pas à anéantir le people fidèle de Dieu, s'en prend à un petit groupe particulier, le " reste de sa descendance " ou " résidu de la semence de la femme " (Darby).

Lisez attentivement AP 12.17. Quelle est la première caractéristique de ce reste particulier? Expliquez en quoi les textes suivants nous aident à comprendre ce que sont " les commandements de Dieu?" Mt 24.20; Rm 3.31; Ep 6. 1; Jc 2.9-11; 1 Jn 3.4.


Dieu n'aurait pas pu s'exprimer avec plus de simplicité! Ce " reste " de la fin des temps se distinguera, avant tout, par le fait qu'il gardera ses commandements - tous ses commandements, et notamment le sabbat du septième jour.


Êtes-vous convaincu que Dieu nous a appelés à garder ses commandements? Comment pouvez-vous en être certain?

Comment répondez-vous aux arguments généralement avancés contre l'observation des comman-dements, en particulier contre celui du sabbat?

 

La leçon de Mardi

 

Le témoignage de Jésus


La seconde caractéristique de l'Église du reste, c'est qu'elle porte " le témoignage de Jésus " (marturia lesou) une expression mentionnée six fois dans le livre de l'Apocalypse (AP 1.2, 9; 12.17; 19.10; 20.4,).


Que signifie " le témoignage de Jésus " dans les textes suivants? AP 1.2, 9; 19,10; 20,4.


Grammaticalement, cette expression peut avoir deux interprétations possibles : soit " le témoignage que les hommes rendent au Christ ", soit " la révélation que Jésus fait de lui-même " - son propre témoignage.


L'étude du mot témoignage dans les écrits de Jean montre que, chaque fois que ce terme apparaît dans une construction grammaticale identique à celle qui figure dans l'Apocalypse, il se réfère toujours au témoignage de Jésus sur lui-même (Jn 1.19; 3.11, 32,33; 5.31). En revanche, la notion de témoignage au sujet de quelqu'un est systématiquement exprimée par une autre construction grammaticale.


Dans le livre de l'Apocalypse, l'expression " témoignage de Jésus " doit donc être comprise comme étant " le témoignage que Jésus rend de lui-même ", et non celui que le reste rendrait de lui. C'est ce qui ressort de l'analyse des textes mêmes de l'Apocalypse. Ainsi, dans Ap 1.2. Jean " a témoigné " de " la parole de Dieu " et du " témoignage de Jésus-Christ ". Ici, " la parole de Dieu " fait référence à ce que Dieu dit, tandis que " le témoignage de Jésus-Christ mis en parallèle est simplement ce que Jésus dit, c'est-à-dire le témoignage qu'il rend sur lui-même.


Il en est de même pour AP 1.9. Dans ce passage, Jean se présente et nous indique les sources de son autorité; il dit aussi qu'il se trouve sur l'île de Patmos à cause de " la parole de Dieu ", et du " témoignage de Jésus ". Le parallélisme entre ces deux expressions est là encore évident. Si l'on suit le principe de l'interprétation des Écritures par les Écritures, tous les textes du livre de l'Apocalypse où apparait l'expression " témoignage de Jésus ", se rapportent invariablement au témoignage que Jésus porte sur lui-même.


Comment Jésus s'est-il révélé à vous? Aimeriez-vous le connaitre davantage?
Quelle est l'unique façon d'y parvenir?

 


La leçon de Mercredi

 

L'esprit de la prophétie


Il est dit dans AP 19.10; " Car c'est le témoignage de Jésus qui est l'esprit de la prophétie. " Or, Ce verset est le seul de toute l'Écriture où les termes " esprit de prophétie " apparaissent. Que signifie cette expression? 1 Co 12.8-10,28; Ep 4.11.


Le parallèle le plus direct qui puisse être établi, dans la Bible, avec l'expression " esprit de prophétie " se trouve dans 1 Co 12.8-10, où Paul évoque le rôle du Saint-Esprit : celui-ci accorde, entre autres dons (charismata), le don de prophétie, et la personne qui le reçoit est appelée " prophète ".


Par ailleurs, de même que dans 1 Co 12.28 ceux qui ont " le don de prophétie " (verset 10 du même chapitre, Second révisée à la Colombe) sont appelés " prophètes ", de même, dans AP 22.8- 9, ceux qui ont " l'esprit de la prophétie " (AP 19.10) sont appelés " prophètes " :


" Je tombai à ses pieds pour me prosterner devant lui, mais il me dit garde-toi de faire cela Je ne suis que ton compagnon d'esclavage et celui de tes frères qui portent le témoignage de Jésus. Prosterne-toi devant Dieu! Car c'est le témoignage de Jésus qui est l'esprit de la prophétie. " (AP 19.10) " Je suis tombé aux pieds de l'ange […] pour me prosterner devant lui. Mais Il me dit Garde-toi de faire cela! Je ne suis que ton compagnon d'esclavage et celui de tes frères, les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Prosterne-toi devant Dieu " (AP 22.8-9)


Dans ces deux passages, la situation est la même Jean tombe aux pieds de l'ange pour l'adorer, et l'ange, en l'arrêtant, utilise des mots presque identiques. Pourtant, la différence entre les deux réponses est très importante. Dans AP 19.10, les " frères " sont identifiés par le membre de phrase " qui portent le témoignage de Jésus ", tandis que dans AP 22.9 les " frères " sont simplement appelés " prophètes ".

Si l'on sen tient au principe d'interprétation de l'Écriture par l'Écriture, cette comparaison nous conduit à la conclusion suivante : " l'esprit de la prophétie " d'AP 19.10 est le don de prophétie qui est accordé, non aux membres d'église dans leur ensemble, mais seulement à ceux qui ont été appelés par Dieu à jouer le rôle de prophètes.

Ce n'est pas là une interprétation purement adventiste. Le luthérien Hermann Strathmann dit, au sujet des " frères qui portent le témoignage de Jésus " (AP 19.10) : " D'après le parallèle que l'on trouve dans AP 22.9; les frères ne désignent pas les croyants en général, mais les prophètes […] S'ils ont le marturia lesou [le témoignage de Jésus], ils ont l'esprit de la prophétie, c'est-à-dire que ce sont des prophètes.
" - Theological Dictionary of the New Testament, vol. 4, p. 501.

 

La leçon de Jeudi

 

L'Église du reste


A partir de cette étude, nous pouvons comprendre que, dans AP 12.17, le reste de sa descendance fait référence à l'Église restante de Dieu, bien visible, que l'on peut reconnaitre à deux caractéristiques précises:


1) ses membres " gardent les commandements de Dieu " ceux que Dieu a donnés sur le mont Sinaï, y compris le commandement du sabbat;

2) ils " portent le témoignage de Jésus ", c'est-à-dire l'esprit de la prophétie ou don prophétique.

Le mouvement adventiste observateur du sabbat, bien avant qu'il ne s'organise en 1863, a toujours revendiqué ces signes d'identification, Nous gardons les dix commandements, y compris le sabbat du septième jour et nous croyons qu'en tant qu'Église, nous avons le témoignage de Jésus, c'est-à-dire que Dieu s'est manifesté dans la vie et l'œuvre d'Ellen G. White.


Ainsi, l'Église adventiste du septième jour n'est pas simplement une Église parmi d'autres. Elle a été annoncée par la prophétie. Dieu l'a appelée à l'existence dans un but précis la proclamation des messages des trois anges à un monde qui est en train de mourir.


Lisez AP 14.6-12. Ce qui se passe ici nous aide à identifier certaines des caractéristiques du peuple de Dieu de la fin des temps. Précisez. Quels éléments entrent en jeu? Pourquoi avons-nous raison de reconnaitre dans ce texte notre Église et l'appel que nous avons reçu de Dieu?


En tant qu'adventistes du septième jour, nous avons la conviction que nous appartenons à l'Église du reste, Cependant, le fait de nous identifier à l'Église du reste ne nous autorise pas à penser que nous avons un statut privilégié devant Dieu. On peut faire partie du reste et être perdu en tant qu'individu. Le salut n'est aucunement garanti par l'appartenance à une Église quelle qu'elle soit. Nous sommes sauvés à titre personnel et non en tant qu'Église. Faire partie de l'Église du reste est un grand privilège et implique une grande responsabilité, parce que notre vocation est sacrée. Mais cela ne nous garantit pas le salut, pas plus que le fait d'être Hébreu dans l'ancien Israël (Jr 8.20).


Quelle est votre unique garantie de salut et comment pouvez-vous vous l'approprier?

 

La leçon de Vendredi

 

POUR ALLER PLUS LOIN


Lire: Ellen WHITE. The Spirit of Prophecy, " Introduction " vol. 1, p. 7-16; Premiers écrits, " Prologue historique ". p. vii-xxx.

" La prophétie fait partie des dons du Saint-Esprit. Ce don est l'une des marques distinctives de l'Église du reste et s'est manifesté dans le ministère d'Ellen White, Les écrits de cette messagère du Seigneur sont une source constante de vérité qui fait autorité et procure à l'Église encouragements, directives, instructions et répréhension. Ils stipulent que la Bible est le critère auquel il convient de soumettre tout enseignement et toute expérience. " - Ce que croient les adventistes, Croyance n° 17, 1990, p. 222.

L'étude de la notion du reste dans l'Ancien Testament fait ressortir un certain nombre de caractéristiques intéressantes. L'une des plus importantes est sans doute celle que l'on retrouve tout au long de la Bible: le reste se compose de ceux qui ont reçu davantage de lumière que les autres. Noé a été averti de l'arrivée du déluge. Abraham a reçu la révélation du véritable Dieu. La nation d'Israël adorait le Seigneur dans le sanctuaire, alors que ses voisins païens sacrifiaient des enfants sur leurs autels ou se prosternaient devant des statues de chat, de taureau ou autres.

En bref, la notion de reste est davantage liée à une révélation - révélation de ce qu'est la vérité, révélation du caractère de Dieu - qu'à la sainteté de ceux qui possèdent cette connaissance particulière. Où voulons-nous en venir? Comme nous l'avons exprimé dans la leçon de jeudi, faire partie du reste signifie seulement que l'on a reçu une grande lumière et que cela implique de grandes responsabilisés. Cela ne veut pas dire que l'on est automatiquement sauvé, ni que ceux qui ne font pas partie du reste sont perdus. L'histoire sacrée nous révèle malheureusement qu'un grand nombre de ceux qui ont appartenu au reste suscité par Dieu non seulement n'ont pas réussi à vivre selon les connaissances reçues, mais se sont souvent rebellés contre elles.

A MEDITER


 Quel message important trouvons-nous dans Lc 12.48 pour ceux qui pensent faire partie de l'Église du reste?


Prétendre appartenir à l'Église du reste peut sembler prétentieux et élitiste. Pourtant, n'est-il pas logique que Dieu se soit réservé un peuple particulier porteur d'un message spécial pour les derniers temps? Discutez-en.


Si le fait d'appartenir à l'Église du reste ne nous garantit pas le salut, quel en est l'intérêt?

 

 

Tags : prophetie lecon adventiste ecole du sabbat religion bible



» Catégorie Ecole du sabbat
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Leçon 6. UN SAUVEUR MISÉRICORDIEUX

  : Ajouté le 3/8/2008 à 09:54

Leçon 6. UN SAUVEUR MISÉRICORDIEUX

Etude de la semaine: Jn 1.14; 3; 4; 9.1-7; Eph 4.32; 1 Jn 2.12.

Versets à mémoriser : " A la vue des foules, il fut ému de compassion, car elles étaient lasses et abattues, comme des moutons qui n'ont pas de berger." (Mt 9.36)

Pensée centrale: Jésus n'a cessé de répondre aux besoins des gens. Que nous apprend son exemple pour que nous agissions de même?

En bas de la statue de la Liberté se trouvent ces lignes de la poétesse Emma Lazarus, tirées de son recueil : The New Colossus (Le nouveau colosse) : "Donne-moi tes multitudes pauvres et exténuées, qui, en rangs serrés, aspirent à la liberté." Ses paroles font écho aux paroles de Jésus: " Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge; moi, je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laisse-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos." (Mt 11.28, 29)

La compassion imprégnait tous les aspects du ministère du Christ. Celui-ci s'intéressait à toutes sortes de gens, sans tenir compte de leur classe sociale, de leur sexe ou de leur ethnie. Il a fait preuve d'un amour et d'un par don inconditionnels tout au long de sa vie, et plus puissamment encore au moment de sa mort sur la croix, en payant le prix pour nos péchés.

Cette semaine, nous étudierons davantage la vie de Jésus et la façon dont il exerçait son ministère, en puisant autant que possible des éléments qui nous aideront à exercer le nôtre.

Dimanche 3 aout, 08

IL TOUCHAIT LES FOULES

Lisez Mt 4.25 ; Lc 6.17. Ces textes soulignent deux points particuliers concernant la façon dont les gens réagissaient au ministère de Jésus. Lesquels? Que nous indiquent-ils sur l'efficacité de son action?

Il n'y avait alors aucun moyen de transport de voyageurs. Personne ne sautait dans un avion, dans une voiture ni même sur une bicyclette, pour aller voir Jésus. Contrairement à maintenant, les voyages étaient, à l'époque, extrêmement lents et dangereux. Mais cela n'a pas empêché "une grande foule" de venir écouter Jésus.

Que nous apprennent les textes suivants sur les motivations de certains des auditeurs, de Jésus? Mc 5.25-29 ; Jn 12.9; 6.15.

Les foules qui suivaient Jésus le faisaient pour diverses raisons. Certaines personnes avaient entendu dire qu'il avait les paroles de vie - qu'il annonçait avec autorité, et elles aspiraient à recevoir une nourriture spirituelle. D'autres cherchaient une guérison physique pour elles-mêmes ou pour des amis, ou des membres de leur famille. D'autres encore voulaient voir s'il était bien le Messie promis qui les libérerait de la domination romaine. Il y en avait même qui venaient par simple curiosité. Un jour, la foule était si grande, le pressant de toutes parts, que Jésus a été obligé de monter dans un bateau et d'enseigner à distance (Mt 13.2). Devant cette multitude, les pharisiens ont fait ce commentaire: "Le monde s'en est allé à sa suite!" (Jn 12.19)

Répondez en un paragraphe à la question suivante : " Pourquoi ai-je décidé de suivre Jésus?" Apportez votre réponse en classe sabbat prochain.

Lundi 4 Aout, 08

UN CONTACT PERSONNEL

Les gens étaient attirés vers Jésus. Marc dit qu'ils l'écoutaient "avec plaisir" (Mc 12.37) et qu' "ils étaient ébahis de son enseignement" (Mc 1.22; 11.18). Jésus s'adressait souvent à de grandes foules, même si son ministère revêtait parfois un tout autre aspect.

Recherchez les textes suivants. Quels éléments ont-ils en commun ? Quel message important en retirer concernant notre ministère ? Jn 3 ; 4 ; 9.1-7.

Le ministère de Jésus se basait sur le contact personnel. "Il se mit à cheminer de ville en ville et de village en village; il proclamait et annonçait la bonne nouvelle du règne de Dieu." (Lc 8.1)

En l'espace de plusieurs décennies, son message s'est répandu dans tout le monde connu d'alors. Et cela, pour une raison bien précise - la main du Maître avait personnellement touché des personnes et celles-ci, notamment ses douze disciples, ont à leur tour touché personnellement des gens. Les douze avaient observé Jésus dans ses échanges avec les autres. Ils l'avaient vu adresser des paroles de réconfort et d'encouragement aux foules "harassées et abattues, comme des moutons qui n'ont pas de berger" (Mt 9.36). Ils l'avaient entendu dire: " Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge; moi, je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Car mon joug est bon, et ma charge légère. " (Mt 11.28-30)

Existe-t-il message plus attirant pour les gens d'aujourd'hui, qui sont stressés, épuisés, en quête de réconfort et de paix?

Pourquoi le contact personnel a-t-il d'importance ? Quelles bénédictions ave-vous reçues lorsque des personnes ont pris du temps pour s'intéresser à vous en particulier ? Réfléchissez à la façon d'utiliser vos dons et votre temps pour veiller personnellement aux besoins de quelqu'un d'autre.

Mardi 5 aout, 08

LE PARDON

La compassion inspirait tout ce que Jésus disait et faisait. Remarquez le nombre de fois où les auteurs des évangiles disent qu'il était "ému de compassion" (Mt 9.36, Darby) ou qu'il "eut compassion" (Segond révisée à la Colombe). Cela impliquait parfois une ferme condamnation du péché. Jésus a adressé des paroles acerbes aux chefs religieux, mais il l'a toujours fait avec amour.

Que révèlent ces textes sur le pardon ? Mt 18.21, 22 ; Lc 23.34 ; Jn 8.1-11 ; Ep 4.32 ; 1 Jn 2.12.

Au cœur de cette compassion se trouvait le pardon. Combien de fois Jésus n'a-t-il pas enseigné et proclamé le pardon! Si l'on considère l'essence même de la théologie chrétienne - les pécheurs que nous sommes ont besoin du pardon de Dieu - il n'est pas surprenant que le pardon soit l'un des thèmes particulièrement puissants de la vie et des enseignements de Jésus.

Jésus compare souvent le don de la grâce à la remise d'une énorme dette. Imaginez que vous deviez un million de dollars à quelqu'un et qu'il vous annule cette dette. Que ressentiriez-vous? Telle est la grâce de Dieu. Et la raison pour laquelle votre dette a été remise, c'est que Jésus lui-même l'a payée à votre place.

À maintes et maintes reprises, Jésus a enseigné que ceux qui avaient reçu son pardon devaient pardonner à leur tour. Un chrétien qui refuse de pardonner est en contradiction avec lui-même. Pensez à la parabole du serviteur impitoyable (Mt 18.21-34), à l'histoire de Marie et de Simon le pharisien (Lc 7.36-50) ou même à la prière du Seigneur: "Pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous remettons sa dette à quiconque nous doit quelque chose" (Lc 11.4). Quand on considère ce qui s'est passé à la croix et ce qu'il en a coûté à Dieu pour pouvoir pardonner nos péchés avec justice, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi on nous demande avec tant d'insistance de pardonner à autrui. Pensez au monde tel qu'il est: comme il serait différent si nous apprenions à pardonner! Cette différence se ressentirait non seulement dans nos relations personnelles, familiales, sociales, mais même dans le domaine politique.

Quelle part de ressentiment, de colère et d'amertume gardez-vous au fond de votre cœur parce que vous refusez de pardonner ? Comment apprendre à pardonner à ceux qui vous ont causé du tort ?

Mercredi 6 aout, 08

DIEU AVEC NOUS

Lisez Jn 1.14. Quelles sont les extraordinaires implications de ce texte? Que révèle-t-il sur le caractère divin? Pensez à l'immensité et à la complexité de l'univers tandis que vous réfléchissez à votre réponse.

Le XVIIe et le XVIIIe siècle ont vu émerger la philosophie déiste, dans la continuité de l'esprit des Lumières. Tout en enseignant que nous avions été créés par Dieu, le déisme prétendait que celui-ci, loin de s'impliquer dans notre vie, nous avait laissés livrés à nous-mêmes. Selon cette nouvelle pensée, le monde est comme une horloge dont le Créateur a remonté le mécanisme et qu'il a ensuite abandonnée: Dieu a créé les lois naturelles, au sein desquelles nous devons essayer de vivre le mieux possible.

Mais ce n'est pas là le Dieu de la Bible, ce n'est pas là Jésus-Christ, qui est devenu l'un d'entre nous, qui a vécu parmi nous, qui a revêtu notre humanité et qui, sous cette forme humaine, est mort pour nos péchés. Ce n'est pas le Dieu décrit dans Jn 1.14.

Le terme grec skenoo, traduit par "a fait sa demeure", signifie "planter sa tente" ou "vivre sous la tente ". Quand Jésus est venu dans notre monde, il n'a pas vécu loin des hommes auprès desquels il voulait exercer son ministère. Il a "planté sa tente" parmi eux, vivant et travaillant à leurs côtés, créant des liens avec eux.

Dans son évangile, Matthieu cite la prophétie d'Ésaïe concernant l'enfant qui devait naître d'une vierge et l'applique à Jésus. Il nous donne même la traduction de son nom, Emmanuel, "Dieu avec nous" (Mt 1.23).

Et, de fait, Jésus n'est pas seulement venu mourir à notre place, il est aussi venu sur terre pour nous montrer exactement qui était Dieu.

Philippe a demandé à Jésus: "Montre-nous le Père" (Jn 14. 8-11). Quelle a été la réponse de Jésus à cette question? Que nous indique-t-elle sur le caractère de Dieu? Quels aspects de ce caractère transparaissent très clairement? Certains de ces aspects vous troublent-ils? Si oui, lesquels? Parlez-en dans votre classe sabbat prochain.

Jeudi 7 aout, 08

JÉSUS PARLAIT EN PARABOLES

Jésus savait comment communiquer avec les gens. Il se mettait à leur niveau. Il ne faisait pas appel à un langage philosophique ou théologique, même s'il évoquait des vérités profondes. Il utilisait des termes simples et concrets, accessibles à tous, pour parler de principes que les gens pouvaient appliquer dans leur vie.

Jésus illustrait aussi ses enseignements par des exemples tirés de la nature ou de la vie quotidienne. Il parlait de drachmes (Luc 15.8-10), de semences (Mc 4.26-29), de levain et de farine (Mt 13.33), de moutons (Mt 18.12-14), de figuiers (Mc 13.28-32), et de bien d'autres choses faisant partie de l'univers familier de ses auditeurs.

Choisissez quelques-unes des paraboles citées ci-dessus. Lisez-les. Quel thème Jésus traite-t-il dans chacune d'elles? Pourquoi ces illustrations étaient-elles aussi pertinentes? Demandez-vous ceci : si Jésus se trouvait parmi nous aujourd'hui, se servirait-il des mêmes images pour illustrer ses propos?

En lisant ces paraboles, sans doute avez-vous remarqué que la plupart, sinon toutes, seraient aussi bien appropriées aujourd'hui. Ces illustrations ont quelque chose d'intemporel, d'universel, et elles reflètent, d'une certaine manière, l'intemporalité du message lui-même.

Matthieu cite plusieurs mini-paraboles utilisées par Jésus pour essayer de décrire le royaume des cieux. Celui-ci est comparé à "une graine de moutarde" (Mt 13.31), à "du levain" (13.33), à "un trésor caché dans un champ" (13.44), à "un marchand qui cherchait de belles perles" (13.45), à " un filet" (13.47), à "un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes" (13.52), à "un maître de maison qui était sorti de bon matin embaucher des ouvriers pour sa vigne" (Mt 20.1), à "un roi qui faisait les noces de son fils" (Mt 22.2).

Cela ne nous aide-t-il pas à comprendre pourquoi Jésus a choisi précisément ces images? Commentez.

Laquelle de ces images a pour vous le plus de sens? Pourquoi Jésus a-t-il utilisé tant de métaphores pour le même sujet? Quel message le Seigneur nous adresse-t-il en faisant délibéré- ment appel à des illustrations différentes ? En quoi cette " méthode" nous permettrait d'apporter un meilleur témoignage?

Vendredi 8 aout, 08

Pour aller plus loin

À LIRE: Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Allez, enseignez toutes les nations", p. 818-831.

"Dans tout enseignement, le contact personnel joue un rôle déterminant. C'est aux individus que s'adressait le Christ. C'est par des relations personnelles qu'il forma les Douze. Ses instructions les plus précieuses, il les donnait en privé, souvent à un seul auditeur. Il dévoila ses trésors aussi bien à un respectable rabbin un soir au mont des Oliviers qu'à la femme méprisée, près du puits de Sychar, car il discernait en eux un cœur sensible, une pensée ouverte, un esprit réceptif. Même la foule qui, si souvent, se pressait sur les pas du Maître, n'était pas pour lui un amas confus d'êtres humains. Le Christ s'adressait à chaque esprit, à chaque cœur. Il observait ceux qui l'écoutaient, notait l'éclat de leur visage, leur regard vif, intelligent, qui témoignaient que la vérité les avait pénétrés; et alors résonnaient dans son cœur joie et sympathie." - Ellen WHITE, Éducation, "Méthodes d'enseignement", p. 262, 263.

A Méditer

Depuis 1983, La majorité des nouvelles congrégations adventistes dans le monde ont été crées par des pionniers de la Mission globale (pour plus d'informations à ce sujet, voir www.adventistmission.org.) Ces laïcs adventistes habitent au milieu des gens auprès desquels ils exercent un ministère, et ils vivent au même niveau socio-économique qu'eux. Pourquoi, a votre a vis, ont-ils remporté un tel succès ?

Que les membres de la classe discutent de leurs réponses aux questions posées à la fin des leçons de dimanche et mercredi.

Comme nous l'avons vu, le contact personnel était au cœur du ministère de Jésus. Un contact personnel vous-t-il aide à accepter Jésus ? Échangez vos expériences, puis demandez-vous comment votre église locale pourrait davantage veiller aux besoins des gens, et de façon plus personnalisée ?

Si l'on se fonde sur l'exemple de Jésus, sur sa façon d'aimer et d'accueillir, devrions-nous accepter n'importe qui - quel que soit son style de vie - à notre culte ?

 

 

 

 

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5. MATTHIEU 10

  : Ajouté le 28/7/2008 à 08:39

5. MATTHIEU 10:
JÉSUS ET SES DISCIPLES

Etude de la semaine: Lv 25.8-54; Mt 10; Jn 10.10.

Versets à mémoriser : «N’ayez donc pas peur : vous valez plus que beaucoup de moineaux.» (Mt 10.31)

Pensée centrale: Jésus, le plus grand Maître du monde, a donné des instructions à ses disciples avant de les envoyer témoigner. Quels principes pouvons-nous retirer de ses
paroles?

Jésus savait que l'une de ses principales tâches consistait à former un groupe de disciples afin qu'ils poursuivent sa mission. C'est pourquoi, après avoir parcouru la Galilée - à prêcher, enseigner et guérir- il savait que le moment était venu, à présent, d'envoyer ses douze disciples accomplir leur première mission. Ils allaient vivre leur première expérience concrète.

Les disciples avaient reçu une formation très pointue auprès du plus grand Maître que le monde ait jamais connu. Ils avaient pu observer, en regardant vivre Jésus, les principes sur lesquels est fondé l'univers. Ils avaient eu sous les yeux l'exemple même de la façon dont les hommes devaient vivre.

Les disciples n'avaient passé qu'un an environ avec Jésus. Mais c'est avec celui qui était le chemin, la vérité et la vie qu'ils avaient marché et parlé (Jn 14.6). Le moment était venu pour eux de mettre en pratique ce qu'ils avaient appris. Avant de les envoyer, Jésus leur a donné des instructions spéciales.

Cette semaine, nous examinerons l'essentiel des paroles que Jésus a adressées à ses disciples au moment où ils sont partis en mission.

Dimanche 27 Juillet, 08

«LE ROYAUME DES CIEUX S’EST APPROCHÉ!»

Lisez Mt 10.7 (BFC). Que veut dire ce verset? Que comprenez-vous par « Royaume des cieux » ?

Un royaume est un territoire qui se trouve sous l'autorité d'un roi. Le royaume de Dieu, ou royaume céleste, comprend à la fois un territoire géographique et un territoire spirituel. Jésus a même déclaré : "Le royaume de Dieu est au-dedans de vous. " (Lc 17.21, Segond révisée à la Colombe)

Que signifie le fait que « le royaume de Dieu » est au dedans de nous ? Comment comprendre cette idée ?

Avant que Jésus et ses disciples n'entreprennent leur ministère, Jean-Baptiste avait commencé à prêcher que le royaume des cieux était proche (Mt 3.2). Le Nouveau Testament présente clairement Jésus comme le roi promis à Israël, la réalisation de toutes les espérances et de toutes les prophéties de l'Ancien Testament. Voir Lc 1.32, 33. Mais les Israélites, eux, attendaient un dirigeant politique, un roi qui établirait son pouvoir sur un territoire géographique bien défini et qui les libérerait des Romains.

Or, le royaume dont parlait Jésus était bien différent. Il n'allait pas s'établir au moment où les Romains seraient renversés. Le royaume des cieux existait dès ce moment. Car, dès lors, les gens pouvaient voir Jésus, entendre ses paroles et connaître les principes sur lesquels étaient fondés le salut et le ciel. Ils pouvaient suivre son exemple et apprendre à vivre selon sa volonté. Ils pouvaient déjà observer comment les principes du gouvernement divin opéraient dans la vie réelle. Ils avaient la possibilité, dès lors, de faire partie de ce royaume. Ils avaient reçu la promesse du Saint-Esprit, de la victoire sur le péché et de l'espérance de la vie éternelle.

Bénéficiez-vous dès à présent des privilèges que donne le fait de vivre dans « le royaume de Dieu » ? De quelles possibilités et de quelles promesses ne profitez-vous pas encore pleinement ?

Lundi 28 juillet, 08

DIRECTIVES MISSIONNAIRES

Dans Mt 10, Jésus demande aux douze de partir effectuer un travail missionnaire. Lisez entièrement ce chapitre avant de répondre aux questions ci-contre.

Que veut dire Jésus lorsqu'il conseille aux disciples d'être " avisés comme les serpents et purs comme les colombes " (Mt 10.16) ? Comment appliquer ces paroles à nous-mêmes aujourd'hui ?

Lisez Mt 10.2-4. Quel était le seul point commun des disciples de Jésus ? Quels milieux différents représentaient-t-ils ? Qu'est-ce que cela indique sur la nécessité de tenir compte des sensibilités culturelles dans l'évangélisation ? Quels pouvoirs particuliers les disciples avaient-ils ? Comment pouvons-nous, même sans ces pouvoirs, exercer un ministère et témoigner ? Commentez.

À quelle sorte d'accueil Jésus a-t-il préparé ses disciples ? Quelles leçons tirer de ses paroles ?

Mardi 29 juillet, 08

GENTILS ET JUIFS

Lisez Mt 10.5, 6. Comment devons-nous comprendre ces paroles, en relation avec le commandement de Jésus qui nous enjoint, par la suite, de témoigner au monde entier ?

En envoyant ses disciples, Jésus leur a clairement recommandé de se rendre uniquement auprès des Israélites et non des païens. Si l'on s'en tient à notre vision actuelle des choses, on pourrait trouver cela injuste. Pourquoi la bonne nouvelle ne serait-elle communiquée qu'aux seuls Juifs ? Pourquoi ignorer tous les autres, du moins à ce moment-là ?

Lisez Jn 10.10. En quoi ce que dit Jésus ici peut nous aider à toucher des personnes dont la culture et les traditions ont des effets destructeurs ?

La réponse est liée, semble-t-il, aux sensibilités culturelles. Jésus ne voulait pas que ses disciples mettent leur mission en danger. Comme l'écrit Ellen White, "S'ils avaient tout d'abord prêché l'évangile aux païens, ils auraient perdu toute influence auprès des Juifs, qui devaient être les premiers à entendre le message de Dieu". - Dans Advent Review and Sabbath Herald, 19 avril 1892. Elle suggère également qu'ils se seraient retrouvés en opposition avec les pharisiens, ce qui les aurait découragés. - Dans Signs of the Times, 18 juillet 1900.

Dans notre travail d'évangélisation aujourd'hui, nous aurons toujours à tenir compte de certaines habitudes culturelles. Qu'elles nous semblent absurdes ou fausses, ou qu'elles nous heurtent profondément, si voulons être des témoins efficaces, nous ne devons pas les ignorer.

En tant que disciples du Christ, il faut que nous fassions preuve de beaucoup de tact envers les cultures au sein desquelles nous effectuons un travail. La dernière chose à faire serait de nous montrer insultants et méprisants. Si nous avons mieux à offrir, si nous avons la possibilité de guider les gens vers une vie plus abondante, que notre message et notre mode de vie en témoignent !

En quoi votre mode de vie chrétien peut-il attirer les autres ? Quelle sorte de message leur délivre-t-il ?

Mercredi 30 juillet, 08

UN MINISTÈRE GLOBAL

Lisez Mt 10.7,8. Outre la prédication de l'Évangile, quelle était la mission des disciples ?

Le mandat confié par Jésus à ses disciples ne concernait pas uniquement le domaine spirituel. Les disciples devaient enseigner et prêcher, mais ils devaient aussi veiller aux besoins physiques des gens. Il est certain que l'objectif ultime est, pour tous, le salut et la vie éternelle, mais cela ne signifie pas que nous devons ignorer les chagrins et les souffrances qui nous entourent.

Lors de son discours dans la synagogue de Nazareth, Jésus a lu un passage du livre d'Ésaïe, en s'en appropriant les paroles. Voir Lc 4.18, 19. Non seulement il secourrait les pauvres, les aveugles, les opprimés et les prisonniers, mais il proclamerait également "une année d'accueil de la part du Seigneur" (4.19). Jésus faisait ici allusion à l'année du Jubilé (Lev 25.8-54) : tous les cinquante ans, les terres vendues retournaient à leurs premiers propriétaires.

Parcourez Lv 25.8-54. Quel semble être ici le premier souci éthique ? Quel principe le Seigneur cherchait-il à enseigner à son peuple ?

Comme l'écrit Ellen White, "on évitait aussi bien une trop grande richesse que trop de pauvreté." - Éducation, "L'éducation d'Israël", p. 49. Cannée du Jubilé également, tous les esclaves retrouvaient la liberté et toutes les dettes étaient remises.

Jésus a recommandé à ses disciples de respecter un certain équilibre dans leur ministère. Ils devaient, certes, préparer les gens au royaume des cieux. Mais ils ne devaient pas oublier non plus que, d'une certaine manière, ce royaume était déjà présent. Cela signifiait qu'ils devaient se soucier de tous les besoins humains - y compris ceux d'ordre physique ou social. En exerçant un ministère auprès des gens dès à présent, nous ouvrirons peut -être leur cœur à la réalité et à la promesse de la vie éternelle.

Comment vous comportez-vous envers ceux qui sont moins favorisés que vous ? Quand, pour la dernière fois, avez-vous aidé quelqu'un uniquement par compassion et souci désintéressé ?

Jeudi 31 juillet, 08

"N'AYEZ DONC PAS PEUR "

Une grande partie des paroles que Jésus a adressées à ses disciples était des conseils pour les préparer aux problèmes qu'ils rencontreraient. Même si le message qu'ils devaient proclamer parlait d'amour et d'une juste manière de vivre, ils se heurteraient à de l'opposition en certains endroits. Ils devaient, en quelque sorte, être prêts à affronter des persécutions.

Lisez Mt 10.22 ; He 10.35, 36. Quel message crucial ces textes contiennent-ils ?

Jésus insiste sur l'importance de la persévérance dans les persécutions. L'apôtre Paul a dit : "Nous savons que l'épreuve exerce la patience, la patience nous fait mûrir, la maturité nous porte à espérer. " (Rm 5.3, 4, La Bible des Peuples) De même, Jacques a écrit : "l'épreuve de votre foi produit l'endurance." (Jc 1.3)

En quoi les épreuves sont-elles un test pour la foi ? Comment fortifier votre vie spirituelle de façon à persévérer dans la foi en ces moments difficiles ?

Jésus recommandait à ses disciples de ne pas avoir peur des situations difficiles qu'ils auraient à affronter. Ils seraient amenés à témoigner devant des gouverneurs et des rois. "Mais quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz" (Mt 10.19). Il leur promettait que Dieu parlerait par leur intermédiaire et les inspirerait. Jésus a cherché aussi à les rassurer en leur disant que Dieu, qui se souciait même des moineaux, avait même compté "les cheveux de votre tête [...] N'ayez donc pas peur : vous valez plus que beaucoup de moineaux" (Mt 10.30, 31).

Le livre des Actes offre de nombreux exemples de ces moments difficiles annoncés par Jésus. Pierre, Paul et bien d'autres ont sans cesse été traduits devant les autorités pour rendre compte de leurs actes. Chaque fois, ils ont hardiment exprimé leur foi.

Lisez Mt 10.38, 39. Que nous promet Jésus ? Que ne promet-il pas ? Quel réconfort retirez-vous de ses paroles ?

Vendredi 25 juillet, 08

Pour aller plus loin

À LIRE: Ellen White, Jésus-Christ, "Malheur à vous, pharisiens ! ", p. 607-619.

"Les pharisiens s'estimaient trop sages pour être enseignés, trop justes pour avoir besoin de salut, trop honorés pour solliciter l'honneur que le Christ pouvait leur conférer. C'est pourquoi le Sauveur se détourna d'eux et se mit à la recherche de ceux qui seraient disposés à recevoir le message du ciel. Des pêcheurs ignorants, des péagers trouvés sur la place du marché, une femme samaritaine, des gens du commun qui l'écoutaient volontiers : voilà les outres neuves préparées à recevoir le vin nouveau. Les instruments aptes à servir la cause évangélique sont les âmes qui reçoivent avec joie la lumière que Dieu leur envoie. Ce sont elles qui sont chargées de communiquer la vérité au monde." - Ellen WHITE, Jésus-Christ, "Lévi-Matthieu", p. 265.

"Nous pourrions faire beaucoup, en peu de temps, si nous nous inspirions des méthodes de travail du Christ. Il nous serait profitable de réfléchir sur sa façon d'enseigner. Il s'efforçait de comprendre la mentalité des gens du peuple. Son style était direct, simple et compréhensible. Il empruntait ses images aux scènes de la vie qui étaient tout à fait familières à ses auditeurs. Au moyen des choses de la nature, il illustrait des vérités d'une portée éternelle, reliant ainsi le ciel et la terre." - Ellen WHITE, Évangéliser, p. 507.

 A Méditer

Pourquoi ne suffit-il pas de considérer Jésus comme un grand instructeur moral ? Que devient notre espérance s'il n'a été que cela ? Examinez la citation de C. S. Lewis, dans l'introduction de samedi. Pourquoi est-ce un puissant argument en faveur de la divinité du Christ ? Mais en est-ce réellement un ? Si Jésus n'est pas le Fils de Dieu ; quelles options nous reste-t-il ?

Que les membres de la classe discutent de la dernière question de lundi.

Quelle que soit notre opinion sur les pharisiens, il y a un point qu'il ne faut pas oublier. Ils appartenaient à l'Eglise du reste de l'époque, à l'élite de la seule religion du monde qui détenait la vérité pour ce temps. Quel message et quel avertissement devons-nous en retirer de ce fait ?

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