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Créations Perso ;) Certains poèmes n'ont pas de titre, ce titre n'a pas de poème... Premier Extrait
2007-12-15 17.55.39
Un petit ricanement, une bouffée de nicotine et la tonalité du téléphone... Une voix masquée derrière une bouche cruelle et un message pour « lui »! L'appel, bien que bref, à la limite du canular me promettait un grand frisson a une adresse qui d'ailleurs n'en était pas une ; Une sorte de cave aménagée au plafond à demi effondré; Où les rats festoyaient de l'ambroisie du moment et de l'opportunité qui leurs était offerte ! Il n'y avait aucun meuble niché dans cet espace qui semblait ne pas avoir vu de chauffage depuis des lustres. Les papiers s'affaissaient, béants de moisissures, la peinture se lézardait sur le peu de plafond qui restait encore intacte. La moquette aussi avait subit les assauts des dernières intempéries. Aucun souffle extérieur, seul mon halètement pesant et les sueurs froides coulant sur mon front me rassuraient ; au moins, mon organisme avait encore un semblant d'existence. Pas comme ces maigres effets épars composés d'un sac de couchage anémique d'où s'échappaient des restes de nourriture moisit, de canettes de bières compressées et de mégots de marijuana fumés jusqu'au filtre. Dans un recoin de la pièce, derrière un paravent miteux se tenait l'apothéose du spectacle... «Rester indifférent, voilà ce qui importait et cela même face à cette malheureuse épuisé de vie, meurtrie en son sein, le tronc débusqué de son axe et la tête guillotinée... Pourtant devant cette tragédie, je n'étais pas insensible, cette pièce ou venait mourir timidement les derniers rayons du jour, scellait le mausolée à ces viscères. Ces flaques de sangs et ces morceaux de chairs épars qui pour moi ne devrait être rien d'autre qu'une victime sans identité... 
© Enkhi Bilal Bien que mon métier m'offre le privilège immense & horrifiant de côtoyer la mort & ses multiples visages, découvrir un foetus ainsi exhiber, les restes de l'utérus qui l'avait porté et la femme qui l'avait conçue était à mes yeux de simple mortel des preuves existentielles de 'l'incompétence divine... Mon coeur s'enflait d'angoisse, me martelant un peu plus l'âme, mes veines étaient prêtes à s'extraire de leurs cavités. M es pulsations cardiaques...Elle étaient anormalement rapides, mes yeux scrutaient ce silence impalpable, le clair obscur amplifiait ce sentiment d'isolement, je ne savais pas quoi penser.
De la neige cathodique s'évertuait avidement à attirer mon intention sur un vieux poste de télévision. Dessous trônait un magnétoscope qui m'invitait à visionner cette cassette posée dessus...
apres avoir pris soin de mettre un gant, je commençait a prendre connaissance de son contenu... cela commençait sur une musique classique sans doute émanant d'un poste radio, agrémenté par de faibles lueurs de bougies . Continuant par différents plans de la pièce ou j'étais actuellement, c'était filmé avec une petite caméra, sans grand sens artistique. Puis la musique venait mourir lorsque l'oeil inquisiteur de la caméra se posa sur un être étendu à même le sol, nu, le respiration haletante en position foetale. Il ne m'était pas bien difficile de reconnaître en cette forme la cadavre qui gisait prés de moi...
l'image incessante semblait prendre contenance et rigueur, sans doute l'avait-on déposé sur un trépied et on ajustait les réglages de façon à ne voir que la victime allongée mais sans l'environnement qui l'entourait. Les sont avaient eux aussi été masqué car le microphone ne crachait plus son capharnaüm ! Un dernier gros plan sur le visage de la femme m'apprit qu'elle était inconsciente et qu'une traînée de sang lui maculait le coté du visage. Des bottes de caoutchouc apparurent dans l'oeil impassible de la caméra... Verte, sans grand intérêt de pointure apparement normale, puis des mains gantées de moufles noires caressèrent le visage et étalaient le sang qui n'avait pas encore coagulé de part et d'autres du cou. Je voyais le ventre de la femme se gonfler et s'enfler, même inconsciente, je devinais l'horrible lutte intérieur qu'elle s'infligeait. Réveille toi semblait émaner de cette petite vie asservit derrière un ventre mourant...
La femme s'agitait de plus en plus, il était facile de deviner qu'elle était sur le chemin de la conscience. .. Seulement les mains, gantés et incisives ne l'avaient pas oublier. Pour seul éveil, un poignard qui s'enfonce dans La trachée artère de son coup, pas un dernier rale animal pour agonie, ni pour son enfant... pas un cris et pourtant ce poignard qui s'enfonce avec rage, bestialité, d'abord le visage, la tête, poignardant la petite vie a son tour et arrachant des lambeaux devenus grotesques près des cadavres.
La cassette venant de cracher sa dernière folie, je me voilais la face, tel les trois singes de la sagesse : un voile opaque venait embrumer mes yeux; je ne voyais plus, n'entendais rien et avais la voix sans timbre. Volontairement, je m'exilais de ce monde...

J'aurais pût longtemps rester dans ma condition foetale, figé comme l'araignée qui attend faussement sa proie mais l'odeur particulière de la terre mêlée aux putréfactions humaines, animales & végétales m'enivraient les ailes nasales. Cette sensation olfactive me rappela à ma première terreur ; celle du cadavre qui gisait prés de moi... Ma pomme d'Adam ne pouvait plus faire son va et vient incessant, la salive obstruait ma bouche et se déversait en cascade. J' étais à l'écoute des chuchotements, où s'insinue le réel, épandu à des corps désirant une autre fin... Un concert de fantômes jouait des rythmes endiablés dans la pénombre de ma tête : mes tempes bouillonnaient, J'avais l'allure d'une fleur vivante au milieu des tombes d'un cimetière. J'étais alourdi par un battement indéfinissable qui résonnait inexorablement et régulièrement comme un métronome... Renvoyant l'afflux sanguin alimenter ce qui me servait de raison... Le manque laissant place à l'irrigation , je fus pris d'un malaise qui me terrassa et laissa choir ma dépouille en m'affligeant des meurtrissures qu contact du sol. Ce dernier était aussi pâle et froid qu'une créature trouvée dans une cave. L'obscurité naissante avait laissé place à une lune sans ombrage, j'étais prostré, le regard vide, observant un mutisme total devant ces êtres sans vigueur... La dernière vision pourchassée de ma mémoire fut l'aube projetant son éclat chargé sur ma face moribonde.
je me dirigeais sans âme dans les méandres de la cité: Paris, nécropole universelle où la misère, maladies et mort avaient elue leurs fiefs. La mortalité a ce jour avait atteint un degré jamais calculé auparavant, plus rien ne subsistait d'antan ; le temps qui plaît au temps, les hommes qui plaisent aux hommes, rien n'avait persisté du paradis d'antan. Nos tribalismes toujours sous hautes surveillances. Je traversais les rues comme un fantôme traînant l'incessante lourdeur de son boulet, je n'avais qu'une envie, celle re rentrer à mon appartement et de retrouver l'âme qui partageait mon coeur. Avec lassitude, je gravissais les marches menant à mon appartement. Là, machinalement, je pris ma carte & l'introduisit dans le receptacle du code. La porte s'ouvrit, une musique absurde vint en un déferlement inouï titiller mes tympans, réveillant ainsi une migraine qui me menaçait depuis longtemps déjà. La fatigue sans doute, je me dirigeai directement dans la salle de bain, sans prononcer un mot, sans même embrasser Christiaan, l'être qui partageait ma vie (...) Tout en me déshabillant devant le miroir, je distinguais à loisir le mâle que j'etais,et l'animal que je devenais. J'ouvris les portes coulissantes de la douche et plongeais entier sous le jet d'eau revigorant; Je me lavais des dernières lueurs de la nuit, essayant en vain d'arracher à ma mémoire des fragments de vie (...) La porte lentement s'ouvrit, dévoilant ainsi la présence de Christiaan, mon néerlandais, il était nu, le visage hagard et le sexe érigé... Il se tenait fort de ses 28 printemps, éveillé et totalement abandonné. Il se glissa avec moi sous l'eau salutaire et m'enlaça de sa force virile et maladroite. Il m'embrassa avec un élan mal assuré, je le laissais faire, trop las de ces dernières heures , juste enivré par sa présence. A cet instant, le téléphone tinta, me tirant violemment de mon rêve ; J'étais seul, les draps parsemés dans la chambre, une légère odeur douce et âpre suintait l'atmosphère. Le "bigophone" retentit encore, infatigable. Je d"crochais, il était onze heures du matin, je n'avais que très peu dormis. - Allô ! dis-je machinalement. -Allan, c'est Victor ! le supérieur veut te voir dans son antre à onze heures trente précise, grouille toi ! Sans plus de précisions, mon interlocuteur avait raccroché, laissant le combiné me rester dans les mains ! Ce cher Victor pensais-je, quel idiot, toujours aussi inopportun. Pourtant malgré cette réflexion détachée, je présentais un caractère urgent à cette démarche; que pouvait bien me vouloir le chef ? Je m'habillais en grande hâte, pris ma plaque de police avant de refermer la porte et d'enfourcher ma moto. Ce matin là, une indéfinissable torpeur planait sur moi... Arrivé, je coupai les gaz de mon engin, posai un regard rapide sur ma montre et commençai l'escalade des hautes marches de l'institut européen d'investigations criminelles. Le programme Vigilant , nom usuel du programme de surveillance du territoire m'obligea a m'identifier par mes épreuves vocales ainsi que l'examen de la rétine. Après avoir erré dans les couloirs, suivit des coudes de béton cellulaire et saluer la plupart des personnes que je croisais sur mon chemin, je frappais légèrement à une porte, laquelle je savais être celle du commissaire principal. -Un moment ! Fût la seule réponse : le chef semblait surexcité, sans doute sa femme n'avait-elle pas copieusement accédé à ses nombreuses péripéties conjugales... Qui du reste, voudrais d'un gros bonhomme au caractère changeant... -Entrez ! Lentement je baissai la poignée, le chef se tenait debout, d'ailleurs debout ou assis, sa stature était toujours aussi risible, mais ce n'étais pas su mon supérieur que je m'attardais à ironiser; A ses côtés, se tenait un autre personnage, un homme trapu, jeune, souriant mais d'une indéfinissaavle curauté dans le regard. Il m'était sans savoir pourquoi antipathique. Avant que j'eusse le temps de parler, le patron m'entretint : -"Allan je sais que vous êtes en repos, mais aujourd'uhui nou sommes confrontés à une affaire qui demande des compétences humaines et non celle de ces stupides bureaucrates !" Je souris et il poursuivit :
2007-12-15 ( …) Au même instant, quelque part dans la capitale, un autre univers se mettait en place : Une étincelle furtive venait de naître pour aussitôt mourir Une cigarette fébrilement se consumait Au bout de cette cigarette des lèvres Des lèvres sèches et cruelles barbouillées de rouge Sur cette bouche se dessinait un sourire narquois, une satisfaction machiavélique ; le rictus de la folie meurtrière A travers les quatre murs, on pouvait deviner les cafards grouiller sur les meubles, le sol et les murs Certains morts sur le dos depuis quelques heures, voire quelques jours. On devinait aussi au clair-obscur se partageant entre les lumières d’un hôtel miteux & les néons racoleurs d’un sex-shop. Un brouhaha aux percussion trop puissantes venait marteler les cloisons fines de la pièce, accentuant la décrépitude & le délabrement du lieu ; L’air pestilentiel ; tout suintait la transpiration, les excréments, le sperme, le sang et la mort. Dans la pièce se trouvait un lit. Sur ce lit, au milieu des draps froissés s’étalait à la façon d’une tache sur un papier buvard, une auréole de sang. Sous cette couche, une autre mare de cette boue s’agglutinant sur le plancher… Un petit ricanement, une bouffée de nicotine & toujours ce sourire sans pitié ! Par terre : au pied du lit un portefeuille, un permis de conduire ouvert appartenant à un certains Berny Marc (…) Un corps musclé, des muscles fins et saillants, un soutient gorge et encore ce sourire… Sourire qui venait de mourir avec la fin de la cigarette.( ... ) *****
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